La Parole de Dieu au coeur de la confession

Rédigé par MBKto - - Aucun commentaire

Depuis quelque temps, j'ai entrepris, sur les conseils d'un prêtre, de me confesser régulièrement. Mais avec la répétition vient la difficulté : comment se confesser quand on ne sait pas quoi confesser ?

Non que je ne commette aucun péché, bien sûr. Mais enfin, on ne tue pas son père ou sa mère tous les jours. Sur le plan strictement positif, en considérant les actes commis, mes péchés sont d'une banalité désolante ; quant à leur portée, je la qualifierais bien de ridicule si je ne craignais pas de me rendre ipso facto coupable de complaisance avec mon propre péché. Si l'on considère le péché par ommission, c'est-à-dire le bien que j'aurais pu faire et que je n'ai pas fait, alors la liste devient interminable. Plus problématique encore, la difficulté à pointer des actes précis pour ne pas en rester à de vagues généralités ; tout le monde, à un point ou un autre, "est orgueilleux" ou "manque de charité".

Cet été, un prêtre m'a donné un conseil qui compte parmi les meilleurs que j'ai reçus : préparer sa confession à l'aide d'un passage de la Parole de Dieu. Ce peut être un passage qui vous tient à coeur, mais le plus simple est de prendre l'évangile du jour, et se laisser surprendre par Dieu. Prier ce texte, le relire plusieurs fois, et relire sa vie au regard de l'attitude des protagonistes. L'autre jour par exemple, c'était les marchands du Temple. À quel point ne suis-je pas, moi aussi, installée dans ma vie spirituelle, dans une petite routine pas trop engageante (les marchands sont dans le Temple mais pas dans le sanctuaire) ?... Et ainsi de suite.

Je peux vous assurer que c'est extrêmement fructueux, et donne au sacrement de miséricorde une profondeur bien plus puissante que la simple notion d'examen de conscience. Ce devrait être comme ça qu'on apprend aux enfants à se confesser, plutôt que les traumatiser par une liste de "cases à cocher" qui dégoûte à coup sûr du confessionnal.

Ah, et une dernière chose : une confession n'a pas besoin d'être longue. Il m'est déjà arrivé de ne confesser qu'un seul péché, parce que j'avais pris conscience que je vivais "dedans", pour ainsi dire. Ce que je veux dire, c'est qu'on n'a pas besoin d'attendre d'avoir suffisamment de matière à confesser, ni qu'on doive impérativement racler jusqu'aux fonds de tiroir comme pour satisfaire le prêtre, qui n'est pas là pour être satisfait. Les péchés oubliés en confession sont dissous comme les autres dans la miséricorde de Dieu. Quant aux péchés non avoués, l'acte commis est déjà pardonné par Dieu, mais la dissimulation est en elle-même un nouveau péché... Qui aime la vérité vient à la lumière ; la prière juste, dans un tel cas, est de demander à Dieu Son aide pour faire le chemin vers cette lumière. Elle viendra en Son temps.

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